Equateur : après la rentrée parlementaire à l’assemblée provinciale, elongama plus que jamais sur une chaise éjectable

Les jours du président de l’Assemblée provinciale de l’Équateur, Clovis Elongama, seraient désormais comptés à la tête de cette institution.

Arrivé en cascade à la tête de l’Assemblée provinciale après la destitution de Delsy Mata, Elongama ne serait plus du tout apprécié, ni par son partenaire, le Gouverneur de l’Équateur, ni par plusieurs de ses collègues députés provinciaux. Ces derniers lui reprocheraient notamment une gestion opaque des fonds ainsi que plusieurs sorties médiatiques jugées malheureuses.

Après sa déclaration xénophobe ayant suscité une vive polémique sur les communautés de la Tshuapa en général et les Mingando en particulier, Elongama aurait une nouvelle fois choqué l’opinion à Basankusu.

Lors d’un meeting, il aurait affirmé qu’il n’avait jamais fait de prison dans le dossier lié à ses propos qualifiés de xénophobes, expliquant que son frère Guillaume Ngefa était alors ministre de la Justice.

Une déclaration qui continue de susciter des interrogations et d’alimenter la polémique autour du président de l’Assemblée provinciale.

Pendant ce temps, les membres du Bureau ne recevraient plus certains de leurs avantages, tandis que les députés de l’opposition seraient privés de leurs primes provinciales. Des agents recommandés par ces élus auraient également été écartés des listings de paie.

Sous pression de ses partenaires à Kinshasa, qui ne souhaiteraient plus voir cette figure jugée immature et controversée à la tête de l’institution, Bobo serait désormais confronté à un choix politique difficile.

Sa destitution pourrait, selon des sources proches de l’Assemblée provinciale, recueillir plus de 90 % des voix.

Il ne resterait plus qu’à Bobo et Bokumwana de s’accorder sur son éventuel remplaçant. Bobo soutiendrait Jeampy Bompanga, tandis que Bokumwana ne jurerait que sur Ézéchiel.

À l’Assemblée provinciale de l’Équateur, la bataille pour le fauteuil du président semble donc déjà engagée.

Dossier à suivre.

Rédaction | equateurnews