ENAR intensifie sa démarche de proximité avec les populations à Boende

Après l’Équateur, le mouvement politique En Avant pour la Renaissance (ENAR) poursuit sa campagne de terrain dans la province de la Tshuapa. Une démarche présentée comme une volonté de replacer les aspirations de la population au cœur de l’action politique.

Le mouvement politique En Avant pour la Renaissance (ENAR) poursuit son implantation à travers la République démocratique du Congo. Après une première étape dans la province de l’Équateur, le mouvement met désormais le cap sur la Tshuapa, dans le cadre d’une campagne de proximité destinée à recueillir les préoccupations et les attentes des populations.

Loin des bureaux et des plateaux de télévision, les responsables et cadres d’ENAR privilégient le contact direct avec les communautés locales. Ils se rendent notamment dans des villages éloignés des grands centres urbains afin d’échanger avec des citoyens souvent peu associés aux débats et aux processus de décision politique.

Recueillir la parole de la population

Pour ENAR, cette démarche répond à une conviction : les politiques publiques doivent être construites à partir des réalités vécues sur le terrain et aucune rencontre politique ne peut se tenir sans consulter la population.

« Écouter avant de décider, comprendre avant de proposer et construire avec le peuple plutôt que parler en son nom », résume le mouvement dans sa communication.

Les consultations menées dans les différentes localités doivent permettre de recueillir les préoccupations des habitants, mais également leurs propositions concernant l’avenir de leurs territoires et, plus largement, celui de la République démocratique du Congo.

Cette approche constitue également, selon ENAR, la base de l’élaboration d’un cahier des charges destiné à porter les aspirations recueillies auprès des populations.

Un cahier des charges construit sur le terrain

Contrairement à une démarche élaborée exclusivement dans les centres de décision, ENAR affirme vouloir construire son cahier des charges à partir des contributions des citoyens.

Le mouvement entend ainsi documenter les difficultés auxquelles sont confrontées les populations, identifier leurs priorités et faire remonter leurs propositions dans le débat politique national.

Cette initiative s’inscrit dans la perspective du pré-dialogue porté par ENAR, dont l’objectif est de recueillir la parole des Congolais avant toute éventuelle étape de dialogue politique.

Une démarche appelée à s’étendre

Après l’Équateur et la Tshuapa, ENAR annonce son intention de poursuivre cette démarche dans d’autres provinces du pays.

Le mouvement entend ainsi multiplier les consultations locales afin de disposer d’une lecture plus large des réalités sociales, économiques et politiques de la RDC.

Pour ses initiateurs, cette présence sur le terrain traduit une volonté de rompre avec une pratique politique exclusivement centrée sur les institutions et les grandes villes.

« La Renaissance de la RDC doit partir de sa base », soutient ENAR.

À travers cette campagne, le mouvement veut donc faire de la proximité avec la population l’un des marqueurs de son action politique, avec l’ambition de transformer les préoccupations exprimées dans les territoires en propositions susceptibles d’alimenter le débat national.

Rédaction | equateurnews