Le mouvement politique Sauvons la RDC a condamné avec fermeté, dans un communiqué publié ce samedi 10 octobre 2025, ce qu’il qualifie d’« enlèvement » de l’opposant Seth Kikuni à son arrivée à l’aéroport international de N’djili, à Kinshasa. Le mouvement affirme que cette arrestation a eu lieu sur ordre du président Félix Tshisekedi Tshilombo et réclame la libération immédiate et sans condition du jeune opposant.
Selon le communiqué, Seth Kikuni, président du parti Piste pour l’Émergence et co-président du Cadre de concertation, revenait de Nairobi, où il avait participé au Conclave de l’opposition. Les agents des services de sécurité auraient saisi son passeport et ses téléphones avant de l’emmener vers une destination inconnue.
Le texte souligne que Seth Kikuni avait lu la déclaration finale du Conclave de Nairobi au nom de tous les délégués, et que son arrestation constitue une « violation flagrante de ses droits fondamentaux garantis par la Constitution et les instruments juridiques internationaux ».
Pour le mouvement Sauvons la RDC, cet acte s’inscrit dans une « répression systématique » visant les voix dissidentes et les opposants au régime du président Tshisekedi. « Nous tenons Félix Tshisekedi personnellement responsable de tout acte qui pourrait porter atteinte à la vie ou à l’intégrité physique et mentale de Seth Kikuni », avertit le communiqué.
Le mouvement appelle la communauté nationale et internationale à se mobiliser pour exiger la remise en liberté de Seth Kikuni et la fin du harcèlement contre les acteurs politiques et de la société civile.
Le communiqué est signé par plusieurs figures de l’opposition, dont Agustin Matata Ponyo Mapon, Frank Diongo, Raymond Tshibanda, André Claudel Lubaya et Jean-Claude Vuemba, sous la certification du Professeur Néhémie Mwilanya.
Rédaction – equateurnews.cd












