Le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a réaffirmé la détermination du Gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka à garantir un financement durable des réformes éducatives engagées depuis l’avènement du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
C’était ce mardi 28 avril, à travers ses différentes interventions au panel consacré à la soutenabilité financière de la gratuité de l’enseignement primaire public et à son extension progressive au secondaire, organisé dans le cadre du Segment politique de haut niveau sur le Pacte de partenariat avec le GPE, l’achèvement de la SSEF 2016-2025 et l’ouverture d’un nouveau cycle de planification à travers la Stratégie sectorielle intérimaire de l’éducation et de la formation (SSIEF 2026-2030).
Prenant la parole devant les membres du Gouvernement, les partenaires techniques et financiers ainsi que les experts du secteur réunis à l’hôtel Hilton de Kinshasa, Adolphe Muzito a présenté plusieurs mesures concrètes destinées à consolider la gratuité de l’enseignement primaire public, considérée comme l’un des piliers majeurs de la politique sociale du Chef de l’État.
Des mesures budgétaires pour consolider la gratuité de l’enseignement de base
Dans cette dynamique, le Vice-Premier ministre a annoncé que 4 000 enseignants pourraient, dans un premier temps, aller à la retraite, conformément aux dispositions déjà prises à cet effet, afin de permettre une meilleure maîtrise des charges salariales et de dégager de nouvelles marges budgétaires pour le secteur.
Il a également révélé que 43 000 enseignants seront progressivement mis à la retraite à partir de 2026, avec la programmation des indemnités de sortie prévue dans le prochain collectif budgétaire.
« Nous avons commencé à programmer, dans le cadre du collectif budgétaire, les indemnités de sortie pour 43 000 enseignants à partir de 2026, avec une poursuite en 2027 », a indiqué le VPM du Budget.
Parallèlement, le Gouvernement prévoit la prise en charge de 3 000 enseignants supplémentaires dès ce mois d’avril, mettant ainsi fin à une situation de non-paiement qui pesait sur une partie du personnel éducatif.
« Dans le cadre du collectif budgétaire que je présenterai au mois de mai au Parlement, nous disposerons de 16 milliards de dollars en ressources propres. Cela permettra notamment de prendre en charge 3 000 enseignants supplémentaires », a déclaré Adolphe Muzito.
Une volonté politique au service de la vision du Chef de l’État
À travers ces annonces, le Gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka entend traduire en actions concrètes la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a fait du capital humain et de l’accès équitable à l’éducation une priorité stratégique de son mandat.
Le Vice-Premier ministre a rappelé que ces réformes s’inscrivent dans une politique plus large de justice sociale et de revalorisation des revenus dans la fonction publique, impulsée par le Chef de l’État.
« Le Président de la République nous a instruits, sous la coordination de la Première ministre, de réduire les écarts entre les catégories sociales afin d’améliorer les revenus de tous », a-t-il souligné.
Dans cette perspective, le Gouvernement envisage une amélioration progressive des rémunérations dans la fonction publique, avec pour ambition de réduire les disparités salariales et de renforcer le pouvoir d’achat des agents de l’État, notamment dans le secteur éducatif.
Les progrès sociaux soutenus par une forte mobilisation des recettes
Le Vice-Premier ministre du Budget a également mis en avant les avancées significatives enregistrées dans la mobilisation des recettes publiques depuis l’accession du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à la magistrature suprême.
Selon lui, les recettes propres de l’État sont passées de 4 milliards de dollars en 2019 à 10 milliards en 2023, avec une projection de 16 milliards de dollars en 2026, illustrant la montée en puissance des capacités financières du pays.
Cette progression, a expliqué Adolphe Muzito, permet aujourd’hui au Gouvernement d’envisager avec davantage de sérénité le financement des grandes réformes sociales, au premier rang desquelles figure la gratuité de l’enseignement.
L’éducation au cœur de la transformation sociale
En prenant une part active à cet atelier stratégique lancé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le Vice-Premier ministre du Budget a réaffirmé que la transformation durable du système éducatif constitue l’un des leviers essentiels de l’émergence de la République démocratique du Congo.
À travers la préparation de la Stratégie sectorielle intérimaire de l’éducation et de la formation 2026-2030, le Gouvernement entend bâtir un système éducatif plus performant, plus équitable et plus résilient, capable d’accompagner les ambitions de développement du pays.
Les annonces formulées lors de ce segment politique traduisent ainsi une volonté claire : consolider les acquis de la gratuité de l’enseignement, améliorer les conditions sociales des enseignants et inscrire durablement l’éducation au centre de la politique de développement national.
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