Insécurité à Kinshasa : les braquages se multiplient et les autorités locales silencieuses

La capitale congolaise, est secouée par une insécurité grandissante, marquée par des braquages à main armée, des agressions violentes et des tueries. Ces dernières semaines, plusieurs quartiers de la ville ont été la cible d’attaques criminelles qui plongent la population dans un climat de peur permanent.

Dans la commune de Lemba, précisément au niveau de Righini, des hommes lourdement armés ont braqué et agressé des passants en pleine journée tuant ainsi un policier; Une chambre froide, spécialisée dans la vente de produits alimentaires, a été attaquée par un groupe de criminels qui ont tout emporté sous la menace de leurs armes; dans la commune de Selembao, une fille morte en héroïne voulant défendre son pere face aux criminels ayant fait irruption mains armées dans leur résidence; L’Université de Kinshasa (Unikin) a également été touchée. À la fin du mois de mai 2025, un groupe de bandits armés à moto a fait irruption sur le campus universitaire, semant la panique parmi les étudiants. Le braquage a suscité une onde de choc dans le milieu académique. En réaction, le recteur a annoncé l’interdiction formelle d’accès aux motocyclistes sur le site universitaire .
La population, quant à elle, vit dans la peur. Les parents redoutent de laisser sortir leurs enfants, les étudiants se sentent exposés et les commerçants ferment de plus en plus tôt. Dans plusieurs quartiers, des voix s’élèvent pour réclamer une réponse ferme et cohérente face à cette vague de criminalité. Beaucoup estiment que les mesures sécuritaires ne suffisent plus et qu’il faut aussi s’attaquer aux racines du mal :la délinquance non encadrée et laxisme institutionnel.

À Kinshasa, l’insécurité n’est plus un simple fait divers. Elle est devenue une réalité quotidienne, imprévisible et violente. Si rien n’est fait, la peur continuera de dicter la loi dans une ville où le danger guette à chaque coin de rue.
La population dénonce un abandon total des autorités locales et une montée inquiétante de la violence.

Agnelle Mola : equateurnews