Officiellement lancé ce samedi 31 janvier 2026 à Kinshasa dans la Commune de la Gombe, mouvement politique En Avant pour la Renaissance, ENAR en sigle est initié par Joseph Bayoko Lokondo, qui se présente comme un digne fils de la République. Se positionnant comme un acteur engagé contre un système et non contre des individus, il affirme inscrire son combat dans la droite ligne de la vision de Patrice Emery Lumumba, dont il revendique les idéaux de souveraineté nationale, de justice sociale et de responsabilité collective.
Dans son allocution, Joseph Bayoko Lokondo a tenu à préciser que l’ENAR n’est pas un mouvement conjoncturel, créé pour séduire l’électorat à l’approche des échéances électorales de 2028. Il se veut plutôt un cadre permanent de réflexion et d’action, destiné à faire émerger une République nouvelle, fondée sur la moralisation de la vie publique, la bonne gouvernance et la restauration des valeurs républicaines.
Selon lui, la renaissance de la RDC passe impérativement par une prise de conscience collective et un engagement citoyen fort, capables de rompre avec les pratiques qui freinent le développement du pays, tant sur le plan économique que sécuritaire.
Joseph Bayoko Lokondo affirme par ailleurs que l’ENAR tire son origine du contexte douloureux et du naufrage multidimensionnel que traverse actuellement le pays. Face à cette réalité, le mouvement se veut porteur d’une politique de proximité et participative, axée sur le renforcement de l’unité nationale et la lutte contre le tribalisme, qu’il considère comme un mal qui gangrène progressivement la République.
Il sied de noter que le mouvement En Avant pour la Renaissance ne prône pas une table rase de l’histoire politique de la RDC. Les valeurs positives héritées de l’ancienne classe politique sont prises en compte, tandis que les antivaleurs, jugées nuisibles à l’intérêt général, sont clairement écartées.
Agnelle Mola | equateurnews.cd












