À l’occasion des consultations politiques initiées dans le cadre de la mise en place de la Coalition des Congolais pour le changement de la Constitution (C4), le secrétaire général de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya Tshilumba, a reçu ce vendredi 22 mai plusieurs formations politiques à Kinshasa. Parmi les premières délégations consultées figurait celle de Nouvel Élan, conduite par son secrétaire général, Blanchard Mongomba.
Cette rencontre intervient quelques jours seulement après le meeting populaire organisé par Nouvel Élan au terrain Assosa, à Kinshasa, où le parti avait mobilisé plusieurs milliers de militants autour de la nécessité d’une réforme institutionnelle en République démocratique du Congo.
Au cours des échanges avec le secrétaire général de l’UDPS/Tshisekedi, Nouvel Élan a réaffirmé sa disponibilité à participer activement à la dynamique portée par la C4. Une position que le parti présente comme la continuité d’un combat politique engagé depuis plusieurs années sous l’impulsion de son leader, Adolphe Muzito.
Devant la presse, Me Blanchard Mongomba a insisté sur ce qu’il considère comme la nécessité historique de réformer la Constitution actuelle.
« Notre pensée est de corriger le péché originel… de voir cette Constitution des belligérants qui a été signée par un président non élu être changée », a-t-il déclaré.
Pour Nouvel Élan, le débat sur la réforme constitutionnelle ne constitue ni une posture conjoncturelle ni une réponse à l’actualité politique du moment. Le parti affirme défendre cette orientation depuis 2019 à travers les différentes prises de parole publiques de son président national.
Lors du meeting populaire organisé le 17 mai dernier à Kinshasa, Me Blanchard Mongomba avait déjà rappelé la constance de cette ligne politique.
« Pour nous, cette question du changement de la Constitution est un impératif. Nous ne le disons pas aujourd’hui. C’est depuis 2019 que notre leader le dit », avait-il soutenu devant les militants et sympathisants du parti.
Nouvel Élan estime également que la Constitution actuelle demeure inadaptée aux réalités sociopolitiques congolaises et qu’elle serait à l’origine de plusieurs blocages institutionnels observés dans le pays.
Au-delà du plaidoyer politique, le parti entend mettre à la disposition de la C4 son implantation nationale. Présent dans les 26 provinces de la RDC, Nouvel Élan considère son maillage territorial comme un atout majeur pour vulgariser le débat autour de la réforme constitutionnelle à travers le pays.
Les cadres du parti mettent notamment en avant leur « université populaire », présentée comme un espace permanent de formation idéologique et de débats scientifiques destiné aux militants et sympathisants.
Alors que les consultations politiques se poursuivent à Kinshasa, Nouvel Élan se positionne comme l’une des formations politiques les plus engagées dans le débat sur la réforme constitutionnelle, avec l’ambition de contribuer à une appropriation populaire et nationale de cette question jugée déterminante pour l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo.
Rédaction | equateurnews.cd











