Le 31 janvier 2026 a marque une date importante dans l’histoire politique récente de la République Démocratique du Congo.
À Kinshasa, Joseph Bayoko Lokondo a procédé au lancement officiel du Mouvement En Avant pour la Renaissance (ENAR), une nouvelle force politique portée essentiellement par la jeunesse congolaise, avec l’ambition de refonder l’État et redonner au pays sa grandeur perdue.
Dans un discours dense, profond et empreint de patriotisme, le président national d’ENAR a replacé la naissance du mouvement dans un contexte national particulièrement douloureux : les guerres persistantes dans l’Est du pays (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri), les violences de Kwamouth, ainsi que les naufrages meurtriers dans la province de l’Équateur.
Une minute de silence a été observée en mémoire des milliers de Congolais tombés victimes de ces tragédies, rappelant que l’engagement politique d’ENAR est avant tout un devoir moral envers la Nation.
Une vision claire : faire de la RDC une puissance africaine.
Le mouvement ENAR se fixe une vision ambitieuse : faire de la RDC une puissance économique et militaire en Afrique, fondée sur une gouvernance responsable, une administration dépolitisée, la méritocratie et la moralisation de la vie publique.
Pour y parvenir, ENAR mise sur le renouvellement de la classe politique, la libération du potentiel de la jeunesse, la modernisation de l’économie, la lutte contre la corruption, la défense des valeurs démocratiques, la protection de l’environnement et le renforcement de l’unité nationale dans la diversité.
La jeunesse au cœur de la rupture
S’inspirant de l’héritage de Patrice Emery Lumumba, Joseph Bayoko Lokondo a insisté sur la nécessité d’une renaissance morale avant toute alternance politique.
Selon ENAR, le changement durable ne viendra pas uniquement des élections, mais d’une révolution de la conscience collective, du patriotisme et du sens du bien commun.
Le discours a également dressé un constat sans complaisance de la situation socioéconomique du pays : pauvreté généralisée, chômage massif, dégradation des services publics, insécurité permanente. Pour le président d’ENAR, la cause principale de cet échec historique reste l’homme, et particulièrement une classe politique qui a failli à sa mission depuis l’indépendance.
Face à ce constat, ENAR se positionne comme une alternative crédible, portée par une nouvelle génération déterminée à rompre avec la résignation, la médiocrité et les antivaleurs.
Un appel fort à l’unité et à l’engagement
Refusant l’isolement, ENAR lance un appel solennel à une union sacrée de la jeunesse congolaise, au-delà des clivages politiques, tribaux ou personnels.
Le mouvement se veut un cadre ouvert, inclusif et structuré, capable de former des leaders patriotes, intègres et responsables.
« Le courage est une obligation, la rupture est une nécessité », a martelé Joseph Bayoko Lokondo, invitant les jeunes à ne plus être de simples spectateurs, mais des acteurs du changement.
Le lancement officiel d’ENAR se conclut par un appel à l’adhésion massive et à l’engagement citoyen, avec la ferme conviction que la RDC peut renaître par sa jeunesse, pour son peuple et par elle-même.
« Ensemble, unis et déterminés, nous allons rendre à la République Démocratique du Congo sa grandeur. »
Rédaction | equateurnews.cd












