Suite à la dénonciation publique des conditions inhumaines de travail infligées à des citoyens congolais par l’entreprise ECBG, en charge de la construction de la prison centrale de Mbandaka, l’acteur socio-politique Joseph Bayoko Lokondo alerte à nouveau sur une dérive préoccupante.
Selon ses propos, après avoir été saisi par plusieurs travailleurs victimes de mauvais traitements, l’entreprise aurait menacé de les renvoyer, tout en envisageant de porter plainte contre lui.
En réaction, le leader d’opinion met clairement en garde ECBG : « Si l’un des travailleurs qui m’a contacté est chassé en représailles, je saisirai l’Union européenne pour demander la résiliation du contrat liant cette entreprise aux bailleurs.»
Il rappelle que la dignité des Congolais n’est pas négociable, même dans un contexte de partenariat international. « Nos concitoyens ont droit à un traitement digne, quelle que soit la provenance de l’entreprise, une entreprise qui gagne un marché financé par l’Union Européenne doit observer les valeurs prônées par les 27 dont le respect de droits humains», a-t-il insisté, tout en réaffirmant sa détermination à défendre les droits des travailleurs locaux.
Cette affaire relance le débat sur la responsabilité sociale des entreprises opérant en RDC, particulièrement celles bénéficiant de financements ou de contrats publics.
Rédaction – equateurnews.cd












