Dialogue national en RDC : Washington s’aligne sur la position CENCO–ECC

La question du dialogue national en République démocratique du Congo prend une nouvelle dimension sur la scène internationale. Elle s’est invitée, hier, au cœur du Capitole à Washington, lors d’une réunion de haut niveau au Congrès américain.
Le doyen de la délégation, le député républicain Chris Smith, membre du Congrès depuis 1981, a exprimé un soutien sans équivoque à la position défendue par la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo) et l’ECC (Église du Christ au Congo) dans la gestion de la crise congolaise.

Un appui clair au rôle des Églises
Déjà remarqué la semaine dernière pour ses déclarations évoquant d’éventuelles sanctions contre le Rwanda, Chris Smith a cette fois recentré le débat sur la nécessité d’un dialogue national inclusif en RDC.
Devant la commission et les différentes parties présentes, l’élu américain a souligné le rôle central des Églises catholique et protestante dans le processus en cours.

« Aujourd’hui, alors que nous mettons en œuvre les Accords de Washington, des organisations comme la CENCO et l’ECC ne sont pas de simples observatrices : elles constituent la clé pour faciliter un dialogue national inclusif en RDC, qui intègre tous les acteurs de la société civile, des confessions religieuses, des partis politiques et des groupes armés afin de promouvoir la cohésion sociale, l’unité nationale et les principes de bonne gouvernance », a-t-il déclaré.

Par cette déclaration, Washington reconnaît explicitement la légitimité morale et politique des Églises congolaises dans la recherche d’une sortie de crise durable.
Une diplomatie américaine plus nuancée
Cette prise de position révèle une orientation diplomatique américaine plus nuancée qu’il n’y paraît. Si les États-Unis réaffirment leur attachement à la paix en RDC, ils insistent également sur la méthode : pas de stabilité durable sans dialogue sincère, national et véritablement inclusif.

L’idée d’un processus limité ou contrôlé par un seul camp semble ainsi écartée. Pour Washington, la cohésion sociale, l’unité nationale et la bonne gouvernance ne peuvent émerger que d’une concertation élargie impliquant toutes les forces vives du pays.

Un signal politique fort
Dans le contexte actuel, ce positionnement pourrait peser sur la suite des discussions. Il renforce la dynamique portée par la CENCO et l’ECC et envoie un signal clair aux autorités congolaises ainsi qu’aux acteurs politiques et sécuritaires.

Une chose est certaine : le débat sur le dialogue national en RDC dépasse désormais les frontières du pays et s’inscrit pleinement dans l’agenda international.

Gloire Tshipapa | equateurnews.cd