Arrivé à Kinshasa le 5 août dernier dans le cadre de son initiative « Pedals for Peace », le cycliste congolais Miguel Masaisai se retrouve momentanément contraint de suspendre son périple vers Rabat, au Maroc. En cause : des difficultés administratives et financières liées à l’obtention des visas nécessaires à la poursuite de son parcours.
Dans un message publié à l’intention du public, le cycliste a tenu à clarifier les raisons de son séjour prolongé dans la capitale congolaise, alors que certains pouvaient croire qu’il s’agissait d’une simple étape de repos ou de rencontres.
Douze visas encore nécessaires
Pour rejoindre Rabat à vélo, Miguel Masaisai explique devoir traverser plusieurs pays et obtenir les autorisations nécessaires. Sur les 12 visas requis pour la suite du parcours, six auraient déjà été obtenus.
Le principal obstacle demeure toutefois financier. Certains visas coûteraient entre 270 et 350 dollars, voire davantage, une charge difficile à supporter pour une initiative menée essentiellement sur fonds propres et grâce à l’aide de personnes de bonne volonté.
« Nous avons commencé avec nos propres moyens », explique le cycliste, qui affirme n’avoir reçu, jusqu’à présent, aucun financement officiel d’une organisation, d’un mouvement citoyen ou d’un parti politique pour cette aventure.
Miguel Masaisai précise également que les différentes personnalités rencontrées depuis le début de son parcours lui ont apporté des encouragements et un soutien moral, mais pas de financement financier ou matériel.
Un appel aux autorités
Face à cette situation, le cycliste lance un appel aux autorités congolaises. Son passage par Kinshasa devait notamment lui permettre de présenter officiellement son initiative aux institutions du pays et de plaider en faveur de son message de paix.
Il affirme avoir entrepris des démarches pour obtenir des rencontres avec certaines autorités, sans parvenir, jusqu’ici, à obtenir les rendez-vous souhaités.
Loin de vouloir transformer cette situation en polémique, Miguel Masaisai dit comprendre les nombreuses responsabilités qui incombent aux autorités et présente sa démarche comme « un appel respectueux à l’accompagnement ».
Il sollicite ainsi l’appui des institutions publiques, des entreprises et de toutes les personnes susceptibles de contribuer à la poursuite de Pedals for Peace.
« Nous ne dormons pas à Kinshasa, nous cherchons des solutions »
Le cycliste rejette par ailleurs les perceptions selon lesquelles son aventure lui aurait permis de bénéficier d’importants avantages financiers.
Pour illustrer ses difficultés, il invite le public à regarder son principal outil de travail : son vélo. Celui-ci doit encore subir des opérations d’entretien et certaines pièces doivent être remplacées avant la reprise du périple.
Faute de moyens suffisants, même cet entretien aurait été retardé.
« Nous ne dormons pas à Kinshasa. Nous cherchons des solutions », insiste-t-il, déterminé à poursuivre son aventure malgré les difficultés rencontrées.
Rabat reste l’objectif
Malgré le blocage administratif, Miguel Masaisai assure que Pedals for Peace n’est pas à l’arrêt définitif. Il ne précise pas la date exacte de son départ, celle-ci dépendant notamment du règlement des questions administratives et financières.
Son objectif reste inchangé : atteindre Rabat à vélo et porter, à travers ce périple, un message de paix au-delà des frontières de la République démocratique du Congo.
« Kinshasa n’est pas la fin. Rabat reste notre destination », affirme-t-il.
Sous le slogan « Tolingi Kimia » — « Nous voulons la paix », le cycliste présente cette arrivée à Rabat comme une réussite qui dépasserait sa seule personne : elle serait, selon lui, une fierté pour la RDC et, plus largement, pour l’Afrique.
Un soutien qui s’organise autour de lui
Dans cette étape difficile, Miguel Masaisai remercie particulièrement Claude Mbuyi, président du Conseil national de la Jeunesse de la RDC, qui l’héberge actuellement à Kinshasa et l’accompagne dans ses démarches.
Il exprime également sa reconnaissance à Maman Rameau et à Emmanuella Zandi, ainsi qu’à toutes les personnes qui ont contribué à l’avancement de son projet depuis Goma jusqu’à Kinshasa.
Bloqué temporairement par les contraintes administratives, Miguel Masaisai veut néanmoins maintenir le cap. Pour lui, l’aventure n’est pas terminée : la route vers Rabat doit continuer, et avec elle, le message de paix porté par Pedals for Peace.
Rédaction | equateurnews












