RDC : L’ADH plaide pour une réforme constitutionnelle adaptée aux réalités actuelles du pays

Dans un contexte marqué par de vifs débats autour de l’avenir de la Constitution de la République Démocratique du Congo, le. parti politique Alliance des Démocrates Humanistes (ADH) a réaffirmé sa position en faveur d’une réforme constitutionnelle menée dans le respect des principes démocratiques et de l’intérêt national.

Selon cette formation politique chère à Jean-Claude Baende, Rapporteur adjoint du Sénat, la révision de la Constitution ne constitue ni une nouveauté ni un sujet tabou. L’ADH rappelle que de nombreuses démocraties à travers le monde ont procédé à plusieurs révisions constitutionnelles afin d’adapter leurs institutions aux évolutions politiques, sociales et économiques de leur époque.

Parmi les propositions avancées par le parti figure la révision de l’article 10 de la Constitution relatif à la nationalité congolaise. L’ADH estime qu’il est nécessaire de reconsidérer le caractère exclusif de la nationalité congolaise afin de mieux prendre en compte les préoccupations de la diaspora congolaise ayant acquis une autre nationalité tout en conservant un attachement profond à la RDC.

Le parti propose également le retour à l’appellation « Zaïre » pour désigner le pays. A en croire Jean Claude Baende, rapporteur de la chambre basse du parlement et autorité morale de l’ADH, cette dénomination permettrait de distinguer clairement la République démocratique du Congo et la République du Congo. Ce qui contribuerait au renforcement de l’identité nationale.

Sur le plan institutionnel, le parti cher à Jean Claude Baende soutient la réforme des articles 104 et 198 de la Constitution afin de permettre l’élection des sénateurs et des gouverneurs de province au suffrage universel direct.

Pour  l’ADH,  cette mesure renforcerait la légitimité démocratique de ces autorités tout en réduisant les risques de corruption souvent associés aux élections indirectes.
L’ADH rappelle par ailleurs que la Constitution congolaise a déjà connu plusieurs modifications au cours de son histoire. Cette formation politique cite notamment les dispositions de l’article 198 qui autorisent le Président de la République à relever de ses fonctions un gouverneur de province en cas de crise politique grave et persistante. Il évoque également l’article 218 qui confère au Chef de l’État le pouvoir de convoquer un référendum dans le cadre d’une révision constitutionnelle.

En outre, une précédente révision constitutionnelle avait modifié le mode d’élection du Président de la République, faisant passer le scrutin présidentiel de deux tours à un tour unique avec élection à la majorité simple.

En conclusion, l’ADH appelle à un débat apaisé, responsable et patriotique sur la réforme constitutionnelle. Jean-Claude Baende affirme que toute modification de la loi fondamentale doit viser avant tout le renforcement de la démocratie, de la bonne gouvernance, de l’unité nationale et du développement de la République démocratique du Congo, plutôt que la défense d’intérêts particuliers.

Tania taweka | equateurnews.cd