La date du 20 mai demeure historique pour le Cameroun. Elle marque la commémoration de la réunification du pays ainsi que son évolution vers un État unitaire. Une célébration symbolique qui rappelle le parcours institutionnel du Cameroun depuis la fin de la Première Guerre mondiale.
Selon le deuxième conseiller de l’ambassade du Cameroun en République démocratique du Congo, après la Première Guerre mondiale, le Cameroun avait été placé sous une double tutelle française et britannique. À l’accession à l’indépendance, les deux parties avaient formé un État fédéral doté de plusieurs parlements, gouvernements et administrations. Un système qui s’est toutefois révélé complexe et difficile à gérer, conduisant progressivement à l’adoption d’un État unitaire.
À Kinshasa, la communauté camerounaise a célébré cette journée à travers une série d’activités organisées dans le cadre de la Fête nationale. Activités sportives, moments de loisirs et rencontres culturelles ont rythmé les festivités.
Pour mieux commémorer cet événement, une conférence civique a été organisée autour du thème retenu cette année : « L’unité nationale comme socle de la consolidation de la paix et du développement ». Les différents intervenants ont mis en avant les progrès réalisés par le Cameroun en matière d’unité nationale, de paix et de développement au fil des années.
Une messe d’action de grâce a également été célébrée. À cette occasion, les fidèles ont confié à Dieu le Cameroun ainsi que leur pays d’accueil, la République démocratique du Congo.
Les festivités se sont poursuivies avec plusieurs autres activités, notamment une soirée de gala ayant réuni des autorités diplomatiques ainsi que des membres de la communauté camerounaise vivant à Kinshasa. Organisée le 20 mai dernier, cette rencontre conviviale a été suivie, ce samedi, d’une activité sportive au terrain Père Boka de Boboto.
Moment fort de cette journée sportive : un match de loisir ayant réuni quatre pays frères, à savoir le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Congo-Brazzaville et le Tchad. Une initiative saluée par le Dr Jacques Bertrand M’Engueule Moli, deuxième conseiller de l’institution camerounaise en RDC, qui y voit un symbole fort de fraternité et d’intégration africaine.
À travers cette célébration, la communauté camerounaise de Kinshasa a réaffirmé son attachement aux valeurs d’unité, de paix et de solidarité entre les peuples africains.
Tania | equateurnews.cd












